Notre gestionnaire s’est pendu l’année dernière.
Non, je déconne, il n’est pas mort, mais il a rendu son tablier et exigé auprès de sa hiérarchie que cette copro de merde (nous) soit refilée au petit nouveau qui vient d’arriver. Aaaah, chouette, du sang neuf ! On va le bouffer tout cru.
On arrive, on s’installe, président ? personne, scrutateur, secrétaire ? personne comme d’hab, bla bla approbation des comptes bla bla bla. Le président du conseil syndical lui coupe la chique au milieu d’une phrase et lui demande d’accélerer parce qu’on a des sujets importants à traiter et que ça serait bien qu’on n’y passe pas la soirée. Le gars le regarde d’un air un peu surpris et reprend sa lecture, avec une drôle de lueur dans le regard.
A ce moment-là, Marianne Petsek fait son entrée, en retard, comme d’habitude. Le gestionnaire se redresse et lui signale que ça serait bien d’arriver à l’heure parce que si tout le monde faisait comme elle on n’y arriverait pas. HAAN, incroyable, elle n’a rien à répliquer et va s’asseoir, penaude, au premier rang où il reste une place. Allez, on y va, tour de table des petits camarades.